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2006, 400ème anniversaire de la naissance de Pierre Corneille |
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Sa
vie. |
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Horace |
Horace le vieil horace, sabine, camille, julie le vieil horace Nous venez-vous, Julie, apprendre la victoire ? julie Mais plutôt du combat les funestes effets : Rome est sujette d'Albe, et vos fils sont défaits ; Des trois les deux sont morts, son époux seul vous reste.
Ô d'un triste combat effet vraiment
funeste ! julie Mille, de nos remparts, comme moi l'ont pu voir. le vieil horace Et nos soldats trahis ne l'ont point
achevé ! julie Je n'ai rien voulu voir après cette défaite. camille Ô mes frères ! le vieil horace Tout beau, ne les pleurez pas tous ; Deux jouissent d'un sort dont leur père est jaloux. Que des plus nobles fleurs leur tombe soit couverte ; La gloire de leur mort m'a payé de leur perte : Ce bonheur a suivi leur courage invaincu, Qu'ils ont vu Rome libre autant qu'ils ont vécu, Et ne l'auront point vue obéir qu'à son prince, Ni d'un État voisin devenir la province. Pleurez l'autre, pleurez l'irréparable affront Que sa fuite honteuse imprime à notre front ; Pleurez le déshonneur de toute notre race, Et l'opprobre éternel qu'il laisse au nom d'Horace.
Que vouliez-vous qu'il fît contre trois ? le vieil horace Qu'il mourût, sabine Écoutez un peu moins ces ardeurs généreuses, le vieil horace Sabine, votre coeur se console aisément ; Nos malheurs jusqu'ici vous touchent faiblement. Vous n'avez point encor de part à nos misères ; Le ciel vous a sauvé votre époux et vos frères : Si nous sommes sujets, c'est de votre pays ; Vos frères sont vainqueurs quand nous sommes trahis ; Et voyant le haut point où leur gloire se monte, Vous regardez fort peu ce qui nous vient de honte. Mais votre trop d'amour pour cet infâme époux Vous donnera bientôt à plaindre comme à nous : Vos pleurs en sa faveur sont de faibles défenses ; J'atteste des grands dieux les suprêmes puissances, Qu'avant ce jour fini, ces mains, ces propres mains Laveront dans son sang la honte des Romains. sabine Suivons-le promptement, la colère
l'emporte. |
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| Pierre
Corneille, auteur dramatique français, né à Rouen le 6 juin 1606,
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"Le
XVIIème
siècle français est, par excellence, le siècle du théâtre. Evénement
littéraire et artistique, une représentation dramatique est aussi
une cérémonie, un rite social, prolongement de ceux de la Cour ou
des salons. Ainsi, la littérature classique, sociale et impersonnelle,
fondée sur la culture commune à tous les "honnêtes gens"
et sur une communion profodne entre auteurs et public, a trouvé
dans le théâtre son mode d'expression favori. Aucun genre ne dépend
davantage de la réalité sociale contemporaine et de l'état de la
technique. Ce Grand Siècle vit naître tout à la fois les chefs-d'oeuvre
de Corneille, de Racine et de Molière, et des institutions nationales
comme la Comédie-Française et l'Opéra." |
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Le